Abattage: stop à la cruauté dans les abattoirs

Pourtant, en France, la loi est claire : il existe tout en arsenal législatif qui vise à épargner aux animaux toute excitation, douleur ou souffrance évitable pendant l’acheminement, l’hébergement, l’immobilisation, l’étourdissement, l’abattage et la mise à mort. Depuis le 1er janvier 2013, chaque abattoir doit désigner un responsable garant de la bonne application des mesures relatives au bien-être des animaux. Le personnel qui s’occupe des animaux dans le cadre de leur mise à mort doit posséder un certificat spécifique. Ce règlement exige également des fabricants de matériel d’étourdissement qu’ils fournissent des instructions relatives à l’utilisation de leur produits et à la manière de contrôler leur efficacité et de les conserver en bon état.

Aujourd’hui, la loi, pourtant très spécifique, est très largement bafouée dans notre pays. Pour cette raison, au mois de février 2016, la SPA a exigé du Gouvernement que des caméras de vidéo-surveillance soient obligatoires dans tous les abattoirs afin de contraindre employeurs et salariés à respecter les normes qui s’imposent à leur profession.

Cette exigence, la SPA l’a portée d’abord seule, puis avec 10 autres acteurs de la protection animale dans une lettre ouverte adressée à Manuel Valls, Premier Ministre. La SPA maintient la pression depuis, en interpellant systématiquement les élus et poursuivra son action jusqu’à ce que la loi soit enfin appliquée et que la vidéo surveillance soit effective dans tous les abattoirs de France.